Tiphaine de Comptoir Universel de l’Or : « Après Le Monde, les avis de Google parlent pour nous ! »

Le Comptoir Universel de l’Or est une société de rachat d’or créée par deux professionnels de la bijouterie. Aujourd’hui, l’entreprise compte de nombreuses agences à Rouen, Paris, Dijon, Châlon, Gap, Aix-en-Provence, et plusieurs à Marseille. Leur métier ? Racheter des métaux précieux et les revendre à un fondeur qui les recycle s’il s’agit de bijoux, ou les revend s’il s’agit de lingots et pièces d’or.
Nous avons posé quelques questions à Tiphaine, la responsable du bureau d’Aix-en-Provence.

En quoi consiste votre métier en quelques mots ?

Cela consiste à racheter des bijoux, des lingots, des lingotins [petits lingots de 5g à 500g, NDLR] et des pièces d’or à des particuliers pour les revendre à des fondeurs.

Le principe est simple, mais nous faisons face à de plusieurs difficultés. Pour commencer, les sociétés de rachat d’or ont mauvaise presse. Le Comptoir Universel de l’Or, contrairement à d’autres, n’a pas pignon sur rue, il faut nous chercher pour nous trouver. Dernièrement, Le Monde a tout de même écrit, en parlant de sociétés de rachat d’or : « Le plus généreux est le Comptoir Universel de l’Or ». Notre objectif n’est pas de réaliser la plus grande marge, mais plutôt d’avoir bonne réputation et de nous faire connaître du plus grand nombre. Par ailleurs, recevoir dans un bureau et non une boutique rassure parce que cela garantit une certaine confidentialité et une certaine discrétion. L’un des dirigeants du Comptoir Universel de l’Or tient une bijouterie et connaît parfaitement les dangers inhérents à ce secteur.

Lorsqu’un client nous présente ses bijoux, je vérifie en premier lieu les poinçons de 9, 14, 18 ou 22 carats, seuls les lingots pouvant être de 24 carats. En l’absence de poinçon visible, nous utilisons un autre procédé chimique, sans conséquence pour le bijou, qui nous permet de savoir s’il s’agit bien d’or et de combien de carats il s’agit.

Ensuite nous procédons à la pesée des bijoux devant le client sur une balance contrôlée chaque année par un organisme indépendant. Nous lui annonçons ensuite un prix non pas en fonction du dernier fixing, soit le cours de l’or donné par la bourse de Londres à 11h30 et à 15h30, mais en fonction du cours en temps réel pour être au plus juste.  Si le client accepte le tarif proposé, je prends ses bijoux en photo, j’émets une facture, et j’inscris la transaction dans mon livre de police dans lequel tout est consigné. Le client signe alors un contrat de rétractation qui lui permet d’annuler la transaction à condition que nous n’ayons pas desserti ses bijoux.

 

Cours du lingot d’or :

– au 10 novembre 2022 : 54 887 €

– au 1er janvier 2023 : 55 470 €

 

Le cours de l’or depuis mai 1999

Qui sont vos clients ?

Nous recevons tous types de profils, de tous milieux sociaux et malgré les apparences, c’est un métier à forte dimension sociale. Certains amènent des bijoux cassés, d’autres des bijoux qu’ils ne mettent plus.

Aujourd’hui, des mères ou des grands-mères vendent des bijoux de famille au lieu de les transmettre. D’ailleurs, la vente de ces bijoux a souvent fait l’objet d’une réunion familiale et les gains sont partagés.

Certains revendent leurs bijoux parce qu’ils ont peur de les porter.

Il faut savoir qu’au début, les agences de rachat d’or pouvaient payer en liquide. Cela a favorisé les vols à l’arraché.

Depuis quelques années, le « livre de police » permet de retracer toutes les informations relatives à une transaction permettant le cas échant de remonter jusqu’au vendeur du bijou. D’ailleurs, spontanément, certains particuliers victimes de cambriolage me contactent pour savoir si on m’a présenté un de leurs bijoux après un cambriolage, mais les dernières règles en vigueur dissuadent les voleurs de venir chez nous.

Parfois, cela fait suite à un décès ou à un divorce. Parfois, les personnes sont dans le besoin et certaines situations sont dramatiques. Les gens vendent aussi davantage leurs bijoux lorsqu’il y a une recrudescence de cambriolage, ou avant de partir en vacances.

Je me souviens d’une jeune femme qui était venue avec son père. Sa mère venait de décéder et elle avait hérité de ses bijoux. Son père étant un ancien sapeur-pompier et étant très peinée de vendre ces bijoux, elle a décidé de faire don du fruit de la vente à une association des enfants de pompiers. Cela a permis à ce père et sa fille de transformer un moment très triste en un moment de joie partagée.

Quelle évolution constatez-vous dans votre métier ?

Cela fait environ 20 ans qu’il est possible de racheter de l’or. Aujourd’hui, vous ne pouvez plus vendre des bijoux sans pièce d’identité et encore moins être payé en espèces, pour commencer.

Lorsque j’ai commencé à travailler dans ce domaine, le cours du lingot d’or s’établissait à 40 000€. Aujourd’hui, il atteint 55 000€. Il n’a jamais été aussi haut depuis environ 60 ans. Généralement, plus il y a des crises, plus la valeur de l’or augmente. C’est une valeur refuge.

Par ailleurs, il y a très peu de personnes qui vendent leurs bijoux en or dans certaines régions, plus conservatrices.

Le saviez-vous ?

Depuis la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation, lorsqu’un professionnel achète des métaux précieux à un consommateur, le paiement doit être effectué uniquement par chèque barré au nom du consommateur vendeur ou par virement à un compte ouvert au nom du consommateur. (Source : economie.gouv.fr)

 

Qualités humaines pour le rachat d’or

De mon point de vue, il ne faut pas presser les gens. Lorsque je sens une personne hésitante, je n’insiste jamais, le but étant qu’au final, le client soit content et rassuré. Parfois ce n’est ni anodin ni simple de vendre des bijoux.

De façon générale, c’est un métier très intéressant. Il nécessite de l’empathie, de la patience. Il faut savoir faire preuve d’écoute, mais aussi être rigoureux.

Pourquoi avez-vous choisi de vous domicilier au centre Amadeus d’Aix-en-Provence ?

Nous voulions recevoir les clients dans un cadre confidentiel et j’apprécie le principe du centre d’affaire avec un accueil de qualité des clients tel que celui du Centre d’Affaires Amadeus. De plus, l’adresse est centrale et il est facile de s’y rendre pour les Aixois, comme pour les autres.

Orianne MEZARD, d’Ad Hoc Intérim : « trouver le bon candidat pour le bon poste »

Ad Hoc Intérim est une agence d’emploi depuis 17 ans ; en d’autres termes, AD HOC intérim recrute des candidats en intérim ou en CDI pour des entreprises utilisatrices et les accompagne du recrutement à la fin de leur mission, et même après.  

Basée à Aix-en-Provence et à Lançon de Provence, composé d’une équipe de 6 collaborateurs, Ad Hoc Intérim travaillait historiquement et exclusivement dans le ferroviaire sur le territoire national ; puis s’est diversifiée depuis 3 ans dans tous les secteurs d’activité à l’exclusion de la santé et l’événementiel.

Nous avons rencontré Orianne MEZARD, sa directrice générale depuis 3 ans.

Qui sont les clients d’Ad Hoc Intérim ?


Nous travaillons aussi bien avec des TPE que des PME, qui ont des besoins de main-d’œuvre complémentaires que ce soit pour des missions de courte ou de longue durée. Nous travaillons dans la France entière pour l’activité ferroviaire et dans la région PACA pour toutes les autres activités. Nous recrutons toutes les catégories sociaux-professionnelles, de l’ouvrier au cadre supérieur, de la personne sans diplôme en insertion au bac+5 avec expérience.

Nous rencontrons des difficultés à pourvoir toutes les demandes, car la région atteint quasiment le taux de plein emploi. Les difficultés à recruter ne sont pas nouvelles, mais la tendance s’accentue : il est de plus en plus compliqué de trouver des candidats.

Quels sont les plus grands challenges dans votre métier ?


En premier lieu, je dirais que le premier challenge de notre métier est de trouver le bon candidat pour le bon client. Cela fait partie des valeurs d’Ad Hoc.

Pour cela, c’est indispensable de connaître l’entreprise utilisatrice ; et je refuse de travailler avec une entreprise que nous n’avons pas visitée et rencontrée, pour valider certaines valeurs en amont. Nous ne travaillons pas avec des sociétés qui ont des pratiques discriminatoires. Evidemment, certaines sélections sont justifiées par des motifs physiques évidents qui mettraient en difficulté le candidat ou la candidate.

Par ailleurs, nous nous assurons également que les conditions de travail sur site sont sécurisées, que l’entreprise utilisatrice a une politique de prévention des risques respectée et que le management est bienveillant.

Nous tenons à rencontrer les recruteurs pour travailler avec eux sur leur attente en matière de savoir-être et savoir-faire, et ainsi leur proposer le candidat le plus proche de leur besoin.
De manière générale, nous visons la qualité du recrutement et non la quantité de CV envoyés. L’objectif final est de placer les candidats sur le long terme.

Qu’est-ce qui vous motive le plus ?


Trouver le bon poste pour la bonne personne. J’aime cette phrase de Confucius : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ».

Je suis arrivée dans cette société il y a trois ans et je l’ai reprise en mai de cette année. J’arrivais du secteur bancaire, 20 ans de carrière et de bonheur. Un de mes clients n’était autre que l’ancien fondateur d’Ad Hoc Intérim, qui m’a proposé de prendre la direction de la société. Envie d’un nouveau challenge, et de plus d’humain, j’ai accepté.

Ad hoc Intérim est une société rentable, que j’ai modernisée depuis et fait évoluer vers de nouveaux secteurs d’activité. Tout cela avec le soutien de mon équipe, qui s’adapte sans cesse à nos changements.

Quelles évolutions constatez-vous dans le marché de l’emploi ?

De manière générale, avant, les recruteurs prenaient en compte le savoir-faire via le CV. Maintenant, le savoir-être est la priorité. Les entreprises sont prêtes à former des personnes qui n’ont pas forcément toutes les qualifications, mais respectent leurs valeurs : être ponctuel, respectueux de l’organisation, des règles de sécurité et du matériel, avoir une tenue correcte et porter les EPI si nécessaires, écrire un mail sans faute, etc…

Outre le temps consacré aux recruteurs par l’équipe AD HOC INTERIM, je prends personnellement le temps d’échanger avec les candidats, de parler de leurs points forts mais aussi de leurs axes d’amélioration. Notre relation est basée sur la transparence et le respect. Être une femme, et aussi une maman, m’aide parfois à désamorcer certaines situations.

L’autre évolution que j’observe est la tendance du marché de l’emploi clairement en faveur des candidats. Les candidats qui répondent aux critères des entreprises utilisatrices sont rares et aujourd’hui, les entreprises sont plus ouvertes à la négociation. C’est une bonne chose. C’est toujours une bonne initiative d’être dans le dialogue et de valoriser les salariés.  Vous pourrez demander aux permanents d’Ad Hoc Intérim, ils sont super productifs et en sont récompensés, tout comme Ad Hoc Intérim. Tout le monde est gagnant.

D’ailleurs, les salariés acceptent d’autant mieux les exigences de leur métier qu’ils ont reçu la reconnaissance qui leur était due auparavant.

Comment voyez-vous l’avenir d’Ad Hoc Intérim ?

La sécurité étant une de nos priorités, nous enclenchons la préparation de la norme MASE sur 2023 pour une certification en fin d’année. Cette norme nous permet aussi d’avancer vers les normes RSE, conformément à nos valeurs.

Nous prévoyons aussi d’agrandir l’équipe en 2023.

Nous continuerons également de promouvoir le sport, notamment en étant mécène auprès de la Fondation du sport français. Dans ce cadre, nous soutenons notamment Arnaud ASSOUMANI, athlète des Jeux paralympiques. C’est une personne admirable, brillante, et combative. Arnaud ASSOUMANI incarne nos valeurs. Nous sponsorisons aussi Christophe Llamas, champion du monde déca-triathlon (10 x triathlon, rien que ça), un battant.

J’aimerais aussi aider des artistes vivants par l’acquisition et l’exposition d’œuvre d’art.

Nous aimons aller au-delà de nos limites et relever des défis.

Enfin, pourquoi avoir choisi le centre Amadeus pour l’une de vos domiciliations ?

Je cherchais des bureaux sécurisés, avec une adresse facile d’accès, des parkings à proximité.

J’ai trouvé le centre d’affaire Amadeus. Et en plus, il dispose d’un accueil humain avec un suivi personnalisé. Je ne voulais pas seulement un bureau. Les services et la convivialité du centre Amadeus m’ont convaincue de rester.

GEMA : former aux métiers d’avenir pour aider les entreprises d’aujourd’hui

Pour former les cadres des entreprises qui réussiront demain, il faut des formations adaptées aux tendances émergentes.

Développement durable, intelligence artificielle et gestion de la data sont déjà des sujets majeurs pour nombre d’entreprises mais, c’est un fait, les candidats formés à ces sujets sont encore très rares et celles-ci peinent à trouver leurs cadres de demain.

C’est précisément pour répondre à cette problématique que David DERKX a créé en 2017 le groupe GEMA qui comprend deux écoles délivrant des diplômes reconnus bac+1 à bac+5, l’ESI Business School, qui forme des managers experts en développement durable, et l’IA School, qui forme des managers experts en intelligence artificielle et en data.

Et visiblement il a vu juste puisque le groupe annonce que plus de 80 % des étudiants trouvent un emploi dans les 6 mois après l’obtention de leur diplôme.

Elsa Martin, Responsable Carrières et Relations Entreprises a pour mission de nouer des partenariats avec des entreprises pour placer les étudiants du Groupe GEMA en stage, ou en alternance. Elsa a accepté de répondre à nos questions.

Pouvez-vous nous présenter le groupe GEMA ?

« Le Groupe GEMA, qui signifie Grandes Ecoles des Métiers d’Avenir, rassemble deux écoles de management, l’ESI Business School et l’IA School, respectivement spécialisées dans le développement durable et l’intelligence artificielle ainsi que la data.

Leur point commun est d’être tournées vers les métiers d’avenir. C’est l’identité du groupe. Tout a commencé avec le campus situé à Boulogne-Billancourt, en 2017. A la rentrée 2021, nous avons ouvert les campus de Bordeaux, Lyon ainsi qu’un campus en e-learning. Il est important de préciser que ce campus en e-learning est un cursus avec des cours en direct et non des moocs*, et que cela permet à tous les étudiants de France d’accéder aux mêmes diplômes que les autres étudiants.

Le Groupe GEMA, fort de son dynamisme et de sa croissance, a vu son nombre d’étudiants augmenter de façon constante. Ainsi, l’ouverture de nouveaux campus à Lille, Nantes et Aix-en-Provence pour la rentrée de septembre 2022 apparaissait comme une suite logique.

Par ailleurs, nous offrons également la possibilité aux élèves de rejoindre nos cursus en rentrée décalée à partir du mois de janvier sur tous nos campus physiques et en ligne. »

Les écoles du Groupe GEMA sont-elles des écoles d’enseignement supérieur comme les autres ?

« Nous proposons des bachelors en 3 ans et un mastère en 2 ans reconnus par le ministère du Travail (titres RNCP).

Nous proposons également des cursus, notamment en MBA, pour des personnes en reconversion professionnelle.

Nos cursus sont tous ouverts à l’alternance dès le début sur un rythme de 3 jours en entreprise et 2 jours à l’école. Les frais de scolarité sont alors pris en charge par l’entreprise et l’étudiant reçoit une rémunération. L’aide de l’État en faveur de l’apprentissage étant reconduite, les entreprises auront encore plus de facilités à recruter sous ce type de contrat.

Le mot du Président du groupe GEMA :

« L’éducation est un secteur à la fois passionnant et en pleine mutation. Je voulais créer une école dans des secteurs d’avenir, des métiers qui ont du sens, le Développement Durable et l’IA, afin de créer des vocations et permettre à des milliers de jeunes de s’insérer professionnellement. »

David DERKX

Enfin, nous avons nous aussi des partenariats avec des entreprises, de la TPE à la multinationale, ainsi qu’avec de nombreuses universités dans le monde pour permettre aux étudiants des échanges académiques à l’international.

Afin de les accompagner dans leur recherche d’alternance, nous proposons aux élèves des séances de coaching collectif et individuel en plus de leurs cours : ateliers CV, simulation d’entretien de motivation, aide aux lettres de motivation… Dans le cas où les étudiants font le choix d’un cursus en initial, des périodes de stages sont rendues obligatoires chaque année. L’objectif est de proposer à la génération d’étudiants qui arrive d’acquérir un maximum de compétences et outils pour devenir des acteurs du monde de demain.

 

Exemple de matières enseignées au sein des écoles GEMA :

  • ESI Business School :
    • Management QHSE (ISO 9001, 45001)
    • ISO : 45001, 14001, 26000
    • Management de la RSE
    • Techniques de vente & de négociation
  • IA School :
    • Visualisation de données / dashboarding avec Tableau Sofware/ Power BI
    • SQL avancé
    • Mathématiques avancés.

Chaque année, les étudiants doivent s’engager dans un projet humanitaire. Ils sont invités à mettre en œuvre en groupe un projet en lien avec une association -bibliothèque collaborative, récolte de produits de 1ère nécessité -hygiène, alimentation, etc.

Tout au long de l’année, les étudiants sont donc immergés dans la création de projets scolaires et extra-scolaire pour développer leur employabilité. Le Groupe organise également des conférences, concours d’éloquence et appels à projets pour faire vivre la vie des étudiants sur les campus. »

Comment GEMA voit-il l’avenir ?

« Tous nos intervenants viennent du monde professionnel, consultants, experts, etc. La formation permet aux étudiants de répondre aux besoins des entreprises – notamment pour être recrutés en tant qu’animateurs QSE, responsables RSE, data analysts, data scientists etc. C’est pourquoi les profils de nos étudiants sont très recherchés. Le groupe est en pleine croissance et ne s’arrêtera sûrement pas là. »

Enfin, pourquoi GEMA a-t-il choisi le centre d’affaires Amadeus pour s’installer à Aix-en-Provence ?

Le centre Amadeus est idéalement placé dans le centre d’Aix, proche de la gare routière. Il nous permet d’être dans un espace serein avec un accompagnement bienveillant en attendant la fin des travaux du campus d’Aix-en-Provence qui se situera à deux pas de la Rotonde ; un lieu attractif et de renom pour les étudiants !

 

Campus d’Aix-en-Provence :
5 Boulevard de la République, 13100 Aix-en-Provence
04 12 08 00 50

 *Mooc : Massive Open Online Course, conférence filmée et pré-enregistrée

Bouge Ta Boîte : le réseau business féminin bienveillant et exigeant

Elles sont entre 15 et 20 entrepreneures à se réunir tous les 15 jours au centre d‘affaires AMADEUS à Aix-en-Provence pour se soutenir, se donner des conseils, et surtout, faire prospérer leur activité.

Elles, ce sont les membres de Bouge ta Boîte, un réseau business féminin créé par une femme, Marie Eloy, pour des femmes.

Le but : gagner en stratégie, développer son chiffre d’affaires et accroître son leadership. Et ça marche, puisque les membres de Bouge Ta Boîte vivent toutes de leur activité.

Et la formule plaît car en un peu plus d’un an d’existence, le réseau d’origine bretonne a essaimé dans toute la France. Aujourd’hui, Bouge ta Boîte ce ne sont pas moins de 1 700 membres, 50 coordinatrices dans 39 villes et plus de 500 événements par mois, ainsi que des partenariats avec la BPI, AXA, BNP Paribas, etc.

Caroline Szmukler, la boosteuse du groupe d’Aix-en-Provence de ce début d’année 2021 s’est volontiers prêtée au jeu de l’interview pour nous en dire plus. Elle est elle-même adhérente et a pris l’initiative d’animer ce groupe pour 6 mois.

D’où vous vient cette énergie ? Quelle est l’origine du projet et sa raison d’être ?

Marie Eloy, sa fondatrice, est déjà elle-même pleine d’énergie !

Il s’agit d’un réseau français et féminin. Féminin, car Marie Eloy s’est rendue compte, tout au long de son propre parcours, que beaucoup de femmes ne vivaient pas de leur activité. Elle avait déjà créé Femmes des Territoires, une association d’entraide entre femmes basée en Bretagne. Bouge ta Boîte est arrivé après, et a pris racine dans le sud en 2018.

L’énergie de ce réseau repose sur elle, mais aussi sur les personnes dont elle s’est entourée et sur les méthodes et outils qu’elle a su mettre en place, au service de l’entrepreneuriat féminin.

Le groupe Bouge ta Boîte d’Aix-en-Provence, réuni dans le patio du Centre Amadeus

Comment  vous positionnez-vous par rapport aux associations professionnelles d’entraide entre femmes ?

Bouge Ta Boîte est une société et non une association, c’est ce qui lui permet de se positionner différemment. Je n’ai pas, personnellement, « testé » l’accompagnement de ces associations. En ce qui me concerne, j’ai choisi d’intégrer Bouge Ta Boîte essentiellement parce que je voyais passer des informations à son sujet dans mon réseau, notamment sur LinkedIn.

En ce qui me concerne, je me suis sentie en phase avec l’accent porté sur le business par Bouge Ta Boîte, quand d’autres organismes mettent l’accent sur l’entraide. Néanmoins, il est tout à fait possible d’appartenir à plusieurs réseaux d’affaires et c’est mon cas.

Quel genre de femme tape à votre porte ? Besoins particuliers, secteurs, profil… Qu’ont-elles en commun ?

Concernant les profils, je constate qu’il y a autant d’auto-entrepreneures et de TPE individuelles que de personnes issues de TPE/PME de 20 ou 30 salariés.

Concernant les secteurs, à peu près tous les domaines sont représentés. Je suis avocate, et lors de notre réunion d’aujourd’hui étaient présentes une graphiste, la représentante d’une agence de communication, une agente immobilière, une agente AXA, une sophrologue, une secrétaire externalisée, mais aussi la représentante d’une société de garde d’enfants à domicile, et une experte comptable. J’ai observé le même phénomène en Provence et ailleurs en France : il n’y a pas un secteur ou un métier qui prévaut, c’est très varié.

Enfin, les entrepreneures nous trouvent via leur propre réseau professionnel car, lorsqu’on est adhérente, donc « bougeuse », il nous incombe d’inviter d’autres personnes, et de participer ainsi à la notoriété croissante de Bouge Ta Boîte, qui fournit également des supports de communication –kakémono, page LinkedIn, flyers, stand sur un salon, logos… – pour se faire. C’est le propre d’un réseau : plus nous sommes nombreuses, plus il sera efficace.

D’ailleurs, nous abordons précisément ce point dans certains de nos webinaires. Nous partageons beaucoup d’informations entre nous. C’est de cette façon que je suis entrée en contact avec d’autres avocates basées ailleurs en France et nous nous entraidons ainsi.

Comment se déroulent vos réunions ?

Nos réunions, les BougeUP, se déroulent en milieu de journée. Passé l’accueil des invitées éventuelles, je rappelle le déroulé de la réunion et, à tour de rôle, nous indiquons notre « météo du jour » par un adjectif, c’est-à-dire notre humeur. Ensuite, nous faisons chacune un pitch*, puis s’ensuit une présentation métier : pendant 10 minutes, une des adhérentes nous présente son métier, puis répond aux questions pendant 10 minutes supplémentaires.

S’ensuit le « coup de boost » qui permet d’aborder ce dont nous avons besoin pour notre prévisionnel. En effet, ce sujet fait souvent cruellement défaut chez les entrepreneures.

Enfin, nous terminons par un brainstorming qui dure 30 minutes tout au plus sur un sujet proposé par une des boosteuses. Aujourd’hui par exemple, nous avons choisi de traiter de la problématique suivante : savoir dire non à un client. De cette façon, chacune peut partager son expérience et son vécu.

La réunion se conclut sur la « météo de fin », qui nous permet de vérifier si ce temps passé ensemble a été constructif pour celles dont la météo était en berne !

Pourquoi un réseau uniquement féminin ?

Je n’avais pas d’objection particulière concernant d’autres réseaux mais l’horaire et la périodicité me convenaient en plus de, comme je l’ai évoqué plus haut, l’importance accordée au développement, et j’ai présumé que d’autres femmes comprendraient mieux mes propres contraintes personnelles, familiales, et mes problématiques.

Certains pensent que le genre ne prédispose pas de la personnalité et qu’il faut lutter contre les stéréotypes de genre.

D’autres plaident justement pour la mixité, partant du principe qu’hommes et femmes s’enrichissent mutuellement par leurs différences. Où vous situez-vous ? Qu’est-ce que les femmes ont en commun ?

Pour ne rien vous cacher, c’est une réflexion que j’ai eue avec moi-même ! C’est un sujet mais, dans l’esprit de sa fondatrice, Bouge Ta Boîte n’a pas été créé en opposition par rapport aux hommes.

Bouge Ta Boîte ne veut pas enfermer dans des stéréotypes, justement. L’idée est de véritablement coacher spécifiquement les femmes dans un environnement certes bienveillant, mais aussi exigeant. Les chiffres le prouvent : il existe une problématique spécifique aux entrepreneures. Néanmoins, Bouge Ta Boîte donne également la parole à des hommes, notamment lors de conférences qui nous permettent d’enrichir notre réflexion.

C’est un réseau qui s’est construit à partir de constats factuels et non d’une idéologie particulière, ce qui n’empêche pas à chacune d’avoir ses propres convictions.

Enfin, pourquoi avoir choisi le centre Amadeus ?

Bouge Ta Boîte fonctionne avec des partenariats ; la BNP nous accueilli quelques temps avant  le confinement et la crise épidémique.

C’est notre animatrice Sud Est qui a pris contact avec le Centre Amadeus, qui est devenu notre entreprise « marraine ». L’avantage est qu’il se trouve dans le centre d’Aix-en-Provence et qu’il est très bien situé. En outre, les lieux se prêtent bien à nos réunions et nous avons le loisir d’y rencontrer d’autres entreprises.

Nous avons repris les réunions en présentiel depuis début janvier, après  le confinement de fin d’année  et des réunions en visio conférences ; bien sur les salles  mises à disposition  nous permettent de respecter  toutes les mesures barrières. Je rappelle qu’il s’agit de réunions de travail, et non de loisir !

*Pitcher : issu du milieu des startups, cet exercice avait pour but initialement de présenter en 30 secondes ou quelques minutes tout au plus son métier et ses atouts à des investisseurs ou des jurys dans le but de les convaincre d’investir ou de gagner un concours.

Le modèle Euridis : permettre à tous les jeunes d’accéder à une formation d’avenir et à des entreprises prestigieuses

Euridis est un établissement d’enseignement post-bac, reconnu par l’état,et qui forme aux métiers de la vente et de la négociation commerciale dans le Numérique, Digital, l’Innovation et l’industrie.

BTS, Bachelor (Bac+3 ou 4), Master (bac+5)… L’école fondée en 1992 par l’ancien Directeur commercial d’ATOS présente à Paris, Lyon, Toulouse, Nantes et Aix-en-Provence, ne délivre que des titres RNCP et affiche des taux d’employabilité à faire pâlir d’envie un bon nombre d’établissement d’enseignement supérieur.

Sa spécificité ? Les études sont gratuites, voire rémunérées lorsqu’effectuées en alternance.

Installé depuis peu dans le centre d’affaires Amadeus, le campus aixois est dirigé par Adrien Gouvier, lui-même ancien Euridissien parachuté depuis Lyon. C’est peu dire que ce directeur affiche un dynamisme et une confiance qui contraste avec le discours ambiant sur les études supérieures et le marché de l’emploi. Mais peut-être a-t-il de bonnes raisons.

Nous avons voulu en savoir davantage. (suite…)